Beaucoup de porteurs de projet hésitent entre les termes « autoentrepreneur » et « micro-entreprise », comme s’il s’agissait de deux statuts distincts avec chacun leurs règles. La question revient souvent au moment de choisir un statut juridique pour démarrer une activité commerciale, artisanale ou libérale.
Autoentrepreneur ou micro-entrepreneur : quelle différence ?
La réponse est simple : il n’y a aucune différence entre ces deux appellations. Depuis 2016, le régime de l’auto-entreprise a fusionné avec celui de la micro-entreprise, et les deux termes désignent exactement le même statut sur le plan juridique, fiscal et social. Le terme officiel employé aujourd’hui par l’administration est « micro-entrepreneur », mais « autoentrepreneur » reste largement utilisé dans le langage courant par habitude.
| Point comparé | Autoentrepreneur | Micro-entrepreneur |
|---|---|---|
| Statut juridique | Entreprise individuelle | Entreprise individuelle |
| Régime fiscal et social | Régime micro-social et micro-fiscal | Régime micro-social et micro-fiscal |
| Calcul des cotisations | Selon le chiffre d’affaires encaissé | Selon le chiffre d’affaires encaissé |
| Formalités | Simplifiées | Simplifiées |
| Différence réelle | Aucune, appellation identique depuis 2016 | |
Le choix ne porte donc jamais entre deux statuts concurrents. Il s’agit du même régime, sous deux noms qui coexistent dans les usages.
Pourquoi parle-t-on encore d’auto-entrepreneur ?
Le régime a été créé en 2008 sous le nom d’auto-entreprise, avec pour objectif de simplifier la création d’entreprise pour les activités de petite taille. Il proposait déjà un calcul allégé des charges sociales et des formalités réduites au minimum. Ce succès a marqué durablement le vocabulaire, au point que le mot « autoentrepreneur » s’est imposé dans le langage courant, bien au-delà du cercle des entrepreneurs eux-mêmes.
En 2016, la loi a fusionné le régime de l’auto-entreprise avec celui de la micro-entreprise, qui existait en parallèle avec des règles fiscales proches mais un régime social différent. Cette unification a mis fin à la coexistence de deux régimes distincts et a fait du terme « micro-entrepreneur » l’appellation officielle. Le mot « autoentrepreneur » a survécu par habitude, un peu comme certains continuent de dire « minitel » pour parler d’un service en ligne.
Qu’est-ce que le régime de la micro-entreprise ?

Le micro-entrepreneur exerce en entreprise individuelle, sans avoir besoin de créer une société comme une EURL ou une SASU, dont vous pouvez consulter les avantages et inconvénients du statut SASU. C’est ce qui rend le statut attractif pour tester une activité, par exemple après avoir mené une étude de marché pour valider son projet, ou pour générer un complément de revenus sans lourdeur administrative.
Conditions d’accès au statut
Le régime micro-entreprise est ouvert à toute personne souhaitant exercer une activité commerciale, une activité artisanale ou une activité libérale, à titre principal ou complémentaire. Il n’exige pas de capital minimum ni de comptabilité complexe, et les formalités de création se font en ligne, généralement en quelques jours. Certaines professions réglementées restent toutefois exclues du dispositif.
Les seuils de chiffre d’affaires
L’accès au régime dépend du respect de seuils de chiffre d’affaires annuel, qui varient selon la nature de l’activité. Ils sont fixés à environ 188 700 euros pour les activités de vente de marchandises et d’hébergement, et à 77 700 euros pour les prestations de services et les activités libérales. Au-delà de ces plafonds, l’entrepreneur bascule automatiquement vers un régime réel d’imposition, avec des obligations comptables plus lourdes.
Le calcul des cotisations en un coup d’œil
Les cotisations sociales du micro-entrepreneur ne se calculent jamais sur un bénéfice, mais directement sur le chiffre d’affaires encaissé, via un taux forfaitaire qui varie selon l’activité. Pas de vente, pas de facture encaissée : pas de cotisation à verser auprès de l’URSSAF ce mois-là.
Les avantages du régime micro-entrepreneur
Le principal atout du régime micro-social tient à sa simplicité : une seule déclaration en ligne, mensuelle ou trimestrielle, suffit pour régler les cotisations sociales. Il n’existe pas de charges fixes à payer en l’absence de chiffre d’affaires, ce qui limite le risque financier pour qui débute une création d’entreprise.
Sur le plan fiscal, le régime micro-fiscal permet de bénéficier d’un abattement forfaitaire sur le chiffre d’affaires avant imposition, censé couvrir les charges réelles de l’activité. Cet abattement varie de 34 % à 71 % selon le type d’activité exercée. L’entrepreneur peut aussi opter pour le versement libératoire de l’impôt sur le revenu, qui permet de payer l’impôt en même temps que les cotisations sociales, plutôt que de subir un prélèvement à la source classique calculé sur un taux global.
Autre avantage notable : la franchise en base de TVA. Tant que les seuils de chiffre d’affaires ne sont pas dépassés, le micro-entrepreneur ne facture pas la TVA à ses clients et n’a pas à en reverser à l’administration. Cela simplifie la facturation, mais empêche aussi de récupérer la TVA payée sur les achats professionnels.
Ces avantages cumulés expliquent pourquoi le statut reste plébiscité par les créateurs d’entreprise individuelle qui recherchent des formalités simplifiées et une gestion allégée, sans distinction entre l’appellation « autoentrepreneur » et « micro-entrepreneur » : le régime, ses seuils et ses règles restent strictement identiques.






2 Commentaires
[…] longtemps appelé auto-entrepreneur, une distinction détaillée dans notre article sur la différence entre autoentrepreneur et micro-entreprise. Le micro-entrepreneur n’apporte aucun capital et n’a pas de statuts à rédiger. Il […]
[…] marche à suivre dépend de votre statut. Le micro-entrepreneur (voir la différence entre micro-entreprise et auto-entrepreneur) déclare son dernier chiffre d’affaires depuis son espace personnel URSSAF, pour la période […]