Stratégie d'entreprise

Quels sont les taux de cotisations sociales 2025 pour les salariés et les employeurs ?

Calculatrice posee sur des bulletins de paie imprimes

Vérifier un bulletin de paie, paramétrer une DSN ou estimer un coût employeur suppose d’avoir les bons pourcentages sous les yeux. Les taux de cotisations sociales 2025 sont, pour l’essentiel, restés stables par rapport à l’année précédente. Ce qui bouge, ce sont surtout les seuils et les plafonds, revalorisés au 1er janvier.

Taux de cotisations sociales 2025 : le tableau de référence

Le tableau ci-dessous reprend les taux du régime général applicables au 1er janvier 2025 pour un salarié non cadre dont la rémunération reste sous le plafond de la Sécurité sociale. Il distingue la part salariale, prélevée sur le salaire brut, et la part patronale, supportée en plus par l’employeur. Les barèmes officiels sont publiés par l’URSSAF.

Cotisation Part salariale Part patronale Assiette ou condition
Assurance maladie0 %13 % (7 % à taux réduit)Totalité du brut ; taux réduit jusqu’à 2,5 SMIC ; 1,30 % salarié en Alsace-Moselle
Assurance vieillesse plafonnée6,90 %8,55 %Jusqu’au plafond de la Sécurité sociale
Assurance vieillesse déplafonnée0,40 %2,02 %Totalité du brut
Allocations familiales0 %3,45 % (5,25 %)Taux réduit jusqu’à 3,5 SMIC
Assurance chômage0 %4,05 %Jusqu’à 4 fois le plafond
AGS0 %0,25 %Jusqu’à 4 fois le plafond
Retraite complémentaire AGIRC-ARRCO, tranche 13,15 %4,72 %Jusqu’au plafond
Retraite complémentaire, tranche 28,64 %12,95 %De 1 à 8 fois le plafond
Contribution d’équilibre général (CEG), tranches 1 et 20,86 % / 1,08 %1,29 % / 1,62 %Mêmes tranches que la retraite complémentaire
FNAL0 %0,10 % (0,50 %)0,10 % sous 50 salariés, plafonné ; 0,50 % au-delà, sur tout le brut

47 100 € par an : le seuil qui commande les tranches

Le plafond annuel de la sécurité sociale (PASS) passe à 47 100 € en 2025, soit 3 925 € par mois, contre 46 368 € en 2024. C’est lui qui sépare la tranche 1 de la tranche 2 pour la retraite et qui fixe la limite de la cotisation vieillesse plafonnée. Le SMIC, lui, s’établit à 11,88 € brut de l’heure, soit 1 801,80 € mensuels pour 35 heures.

À ces lignes s’ajoutent des cotisations variables : le taux d’accidents du travail, propre à chaque entreprise, la contribution solidarité autonomie de 0,30 % à la charge de l’employeur, ainsi que la prévoyance et la mutuelle selon la convention collective. Les cadres bénéficient en outre de cotisations spécifiques, notamment la prévoyance obligatoire.

Part salariale et part patronale : quelle différence ?

La part salariale correspond aux cotisations retenues sur le salaire brut pour obtenir le salaire net. Elle apparaît sur le bulletin de paie dans la colonne « salarié » et alimente l’assurance vieillesse, la retraite complémentaire et la CSG-CRDS. L’assurance maladie et l’assurance chômage, elles, ne donnent lieu à aucune retenue salariale dans le régime général.

La part patronale regroupe les cotisations employeur versées en sus du brut. Elle pèse sensiblement plus lourd, de l’ordre de 30 à 45 % du brut selon le niveau de rémunération, car elle finance la maladie, la famille, le chômage et une large part des retraites. Pour une entreprise, le coût réel d’un poste se calcule donc en additionnant le brut et ces cotisations, déduction faite des allègements.

CSG et CRDS : les taux 2025

Bulletin de paie et calculatrice sur bureau

La CSG et la CRDS s’appliquent sur 98,25 % du salaire brut (abattement pour frais professionnels), auxquels s’ajoutent la participation de l’employeur à la prévoyance et à la mutuelle. La CSG atteint 9,2 %, dont 6,8 % déductibles de l’impôt sur le revenu et 2,4 % non déductibles. La CRDS ajoute 0,5 %, ce qui porte le prélèvement à 9,7 % de l’assiette. Au-delà de quatre plafonds, l’abattement ne joue plus et la CSG-CRDS porte sur la totalité de la rémunération.

Calculer les cotisations sur un salaire brut

Prenons un salarié non cadre payé 2 500 € brut par mois, sans mutuelle. La vieillesse plafonnée retient 172,50 €, la déplafonnée 10 €, la retraite complémentaire de tranche 1 78,75 € et la CEG 21,50 €. La CSG-CRDS ajoute environ 238 € (2 500 € × 98,25 % × 9,7 %). Le total des retenues avoisine 521 €, ce qui donne un salaire net avant impôt d’environ 1 979 €.

Fiche de paie : le contrôle en trois points

Vérifiez d’abord que l’assiette de chaque ligne est bonne (brut total ou tranche), puis que les taux correspondent au tableau ci-dessus, enfin que la réduction générale figure bien côté employeur si le salaire reste sous 1,6 SMIC.

Cotisations des auto-entrepreneurs en 2025

Le micro-entrepreneur ne calcule pas ses cotisations ligne par ligne : pour mieux distinguer les deux statuts, lisez notre guide sur la différence entre micro-entreprise et auto-entrepreneur. Il applique un taux unique sur son chiffre d’affaires, déclaré chaque mois ou chaque trimestre à l’URSSAF. Les taux en vigueur en 2025 sont les suivants :

  • 12,3 % pour la vente de marchandises et la fourniture de logement ;
  • 21,2 % pour les prestations de services commerciales ou artisanales ;
  • 24,6 % pour les prestations libérales relevant de la Sécurité sociale des indépendants ;
  • 23,2 % pour les professions libérales affiliées à la CIPAV ;
  • 6 % pour la location de meublé de tourisme classé.

Pour les autres indépendants au régime réel, les cotisations dépendent du revenu : l’assurance maladie varie de 0 à 7,7 %, la retraite de base atteint 17,75 % jusqu’au plafond, et l’ensemble avoisine généralement 45 % du revenu net. Ces cotisations indépendants sont régularisées chaque année après la déclaration de revenus.

Ce qui change en 2025 et ce qui reste inchangé

Bureau avec calculatrice, feuilles de cotisations et stylo bleu

Les taux de l’assurance maladie, de l’assurance vieillesse, de l’assurance chômage et de la retraite complémentaire n’ont pas évolué au 1er janvier 2025. Le changement le plus visible tient à la revalorisation du plafond de 1,6 %, qui déplace les tranches de cotisation et relève mécaniquement les montants plafonnés.

La LFSS 2025 a surtout porté sur le financement des régimes, notamment la hausse progressive de la cotisation employeur à la CNRACL pour la fonction publique, et a préparé la refonte des allègements de cotisations patronales, dont la réduction générale, appliquée plus largement à compter de 2026. Pour 2025, la réduction générale garde donc son mécanisme habituel : elle est dégressive et s’éteint à 1,6 SMIC, avec un taux maximal proche de 32 % au niveau du SMIC.

Avant de figer un paramétrage de paie ou une DSN, comparez toujours vos taux avec le barème de l’URSSAF, mis à jour dès qu’un texte modifie une cotisation en cours d’année.

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Article publié par la rédaction de B2b Decideurs.

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